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Bienveillance et bientraitance : une force humaine, du bureau au cercle vertueux ... performance durable managériale

  • Photo du rédacteur: Olivier Cardini
    Olivier Cardini
  • 2 janv.
  • 3 min de lecture

Auteurs : Olivier CARDINI & Ludovic RUPPE (Fondateur association Frères d'âmes - ex maître tireur d'élite groupe spécialisé ESNO/ commandos marine.

Ce matin-là, dans l’entreprise, tout semblait ordinaire : les ordinateurs s’allumaient, les mails s’accumulaient, les réunions s’annonçaient serrées. Mais une atmosphère flottait dans l’air. Pas de tension palpable. Au contraire, un sentiment discret mais puissant : celui d’être vu, entendu, reconnu.


Bienveillance, issu du latin “benevolentia”, “vouloir le bien”, ce mot ancien trouve aujourd’hui une résonance nouvelle. Il dépasse la sphère intime pour devenir une véritable force de transformation dans le monde du travail, ou dans celui, plus rude, de l’armée. A l’heure de la “guerre économique” comme sur les terrains d’opérations, ou la performance et la rigueur dominent, la bienveillance n’est pas un luxe. Elle est une condition vitale, celle qui installe la confiance, la cohésion et la résilience.


Ici, la bienveillance n’était pas un slogan affiché au mur, un produit “marketing”. C’était une respiration commune. Une voix pour demander : “Ça va, vraiment ?”. Un “merci” précise glissé au détour d’un couloir. Un manager qui prend cinq minutes pour écouter; sans écran ni distraction. Ces gestes simples contiennent une force immense, celle qui transforme un collectif en communauté, car la bienveillance pose l’intention, mais c’est la bientraitance qui la rend tangible. Elle prend corps dans les actes quotidiens : un engagement tenu, un feedback constructif, une règle claire partagée par tous. Petit à petit, ces gestes créaient un cercle vertueux. La confiance s’installait. les idées fusaient. Les tensions se réglaient avant de s’envenimer. Et là où, ailleurs, le stress rongeait les équipes, ici il cédait la place à l’envie d’avancer ensemble.


Bientraitance organisationnelle et engagement
Bientraitance organisationnelle et engagement

Cette logique d’attention vaut tout autant dans le monde civil que dans le monde militaire, où les blessures psychiques invisibles mais profondes, touchent ceux qui ont affronté le danger. Là aussi, la bienveillance devient une nécessité humaine, reconnaître la douleur, écouter sans juger, offrir un espace de parole et de confiance, comme notre association « frères d’âmes ». La bientraitance, prolongement concret, se traduit alors par un accompagnement respectueux, un suivi de chaque instant, un regard qui refuse le jugement. Elle rappelle que la force ne se limite pas à la robustesse physique ou à la discipline mais, qu’elle réside aussi dans la capacité à prendre soin des siens et de conformer ses intentions à ses actions.


Climat relationnel et efficacité collective
Climat relationnel et efficacité collective

Goethe avait raison : « Parler est un besoin, écouter est un art ». Cet art, chacun peut l’apprendre à trois niveaux. Individuellement, en osant écouter vraiment. D’un point de vue « managériale », en incarnant la cohérence entre paroles et actes. En matière « d’organisation », en bâtissant des règles justes et partagées. Les résultats, eux, parlent d’eux-mêmes. Dans certaines entreprises comme dans certaines unités, la bienveillance créée un cercle vertueux : confiance, créativité, esprit d’équipe. Là où le stress, le silence peuvent détruire, l’écoute et reconnaissance reconstruisent. Comme au sein du groupe Archer, qui accompagne les salariés en reconversion, ou à la Biscuiterie Jeannette, renaissante grâce à la transparence et à l’écoute : preuve que la bientraitance n’est pas une faiblesse, mais une stratégie gagnante. Dans un monde saturé de message instantanés mais souvent creux, la bienveillance devient une boussole. Pas une mode mais, une exigence vitale pour conjuguer efficacité et sens, performance et humanité.


Le défi, désormais, n’est plus de comprendre pourquoi la bientraitance compte, mais de choisir chaque jour de la mettre en pratique, au bureau, sur le terrain ou au retour d’une mission. C’est dans fidélité aux actes que se joue l’avenir : celui d’organisations solides d’armées unies et de sociétés profondément humaines.

En conclusion, la bienveillance et la bientraitance sont des atouts essentiels pour transformer nos environnements de travail et militaires en espaces plus humains et résilients. En les intégrant à tous les niveaux, nous favorisons la confiance, la créativité et l’esprit d’équipe. Ces valeurs ne sont pas seulement des idéaux, mais des pratiques quotidiennes qui s’avèrent cruciales dans notre monde moderne. Elles nous permettent de conjuguer performance et humanité. Faisons de la bienveillance et de la bientraitance un principe, en écoutant vraiment et en respectant nos engagements. Booker T. Washington a dit : « Peu de choses aident un individu davantage que de lui donner des responsabilités et de lui dire que vous lui faites confiance. » En adoptant cette approche, nous pouvons aspirer à un changement positif et durable.


Bienveillance et performance en entreprise
Bienveillance et performance en entreprise


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© Olivier Cardini 2025/2026

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